Quelle différence entre ochlophobie et agoraphobie ?

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Dans cet article, vous allez découvrir la différence fondamentale entre ochlophobie (ou ochmophobie) et agoraphobie.

Ces deux peurs irrationnelles sont souvent confondues, car elles ont toutes les deux un facteur commun : la densité de foule.

Cependant, elles n’appréhendent pas tout à fait ce problème de la même façon. Explication.

Quelle différence entre ochlophobie et agoraphobie ?

Distinguer agoraphobie et ochlophobie

L’agoraphobie comme l’ochlophobie sont des troubles anxieux qui intègrent la dimension de la foule dans leurs déclencheurs.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les deux sont souvent confondues.

Toutefois, leur rapport à cette dimension n’est pas tout à fait similaire.

Ainsi, l’ochlophobie se définit comme la peur des foules denses en elles-mêmes.

Un ochlophobe sentira la panique monter en lui dès lors qu’il y aura une foule importante autour de lui, peu importe l’endroit où il se trouve.

Même en plein air, être au sein d’un groupe massif d’individus peut l’indisposer.

Il aura l’impression d’être étouffé par la foule, ce qui pourra déclencher une attaque de panique ou encore des nausées.

Par contre, l’ochlophobe n’aura pas peur des grands espaces vides à la différence de l’agoraphobe.

L’agoraphobie est aussi sensible à la densité d’une foule mais d’une autre manière.

Toutefois, cette ce n’est pas la principale considération à prendre en compte.

Contrairement à l’ochlophobie, ce n’est pas le monde en lui-même qui fait peur à l’agoraphobe.

C’est le fait que la présence de cette foule puisse l’empêcher d’être secouru à temps si le besoin s’en faisait sentir qui l’angoisse, il ne se sent donc pas en sécurité.

Ainsi, l’ochlophobie se focalise plus sur le nombre d’individus autour de lui tandis que l’agoraphobe met ce nombre en rapport avec l’espace disponible nécessaire à sa sécurité.

En plein air, l’agoraphobe peut se retrouver au milieu d’un groupe sans problème si une allée dégagée est à proximité, ce qui n’est pas concevable pour un ochlophobe.

L’agoraphobe sera mal à l’aise dans un lieu fermé, difficile d’accès, même s’il est peu fréquenté.

Des symptômes similaires mais une peur différente

Si l’ochlophobie et agoraphobie ont des déclencheurs différents, elles sont toutes les deux des peurs irrationnelles qui se rejoignent par leurs symptômes et par l’influence de certaines entités.

Notamment, il est admis qu’une alimentation trop riche et trop sucrée augmente le mal-être des agoraphobes et des ochlophobes.

Il en va de même en ce qui concerne la sédentarité, le tout constituant un cercle vicieux.

A contrario, une alimentation équilibrée, saine et variée ainsi que la pratique d’une activité physique régulière leur sont bénéfiques, à l’un comme à l’autre.

Agoraphobes et ochlophobes sont soumis à des indispositions lors de la survenue de crises.

Ils ressentent des symptômes comme des sueurs froides, des palpitations (tachycardie), des vertiges, des attaques de panique, à des troubles respiratoires.

Ce dernier point représente d’ailleurs un enjeu majeur dans la maladie.

En effet, sous l’effet de la peur intense, ochlophobes comme agoraphobes voient leur souffle se dérégler.

Ce dérèglement respiratoire est lui-même à l’origine d’un certain mal-être. Le diaphragme se bloque, des dysfonctionnements physiques se font sentir, qui rejaillissent sur le mental.

L’ochlophobie comme l’agoraphobie peuvent être calmée, soignées, en normalisant sa respiration.

Toutefois, respirer est inné et le dérèglement souvent imperceptible. Il est donc recommandé de solliciter un accompagnement avant d’entamer une telle démarche.

Des coachs en respiration délivrent de précieux conseils pour reprendre conscience de son souffle et le régler.

Les techniques respiratoires s’avèrent efficace en traitement curatif, mais aussi en prévention, lorsque les prémices d’une crise se font sentir.

Maintenant que vous connaissez la différence entre ochlophobie et agoraphobie vous pouvez mieux cerner votre peur et la combattre.

Si après la lecture de cet article vous pensez souffrir de l’une de ces deux maladies, n’hésitez pas à prendre les devants et à vous inscrire à notre atelier afin de traiter vos symptômes.


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